samedi 20 mai 2017

Nuit des Musées et dédicaces à La Bourrine du Bois Juquaud

La 13ème édition de la nuit européenne des musées va se dérouler ce samedi 20 mai 2017 dans de nombreuses villes de France et hors Hexagone. Un très bel évènement populaire et culturel pour permettre à un plus large public de découvrir des œuvres variées et originales.

La Bourrine du Bois Juquaud à Saint-Hilaire-de-Riez participe à la manifestation. Ce sera ainsi l'occasion de (re)découvrir la passionnante exposition qui retrace cette année la deuxième partie de la vie d'Armandine, la maraîchine, propriétaire de cette très belle habitation traditionnelle du marais vendéen (nord-ouest Vendée), avant que la mairie n'en fasse l'acquisition à sa mort, dans les années 70.


C'est ainsi que j'ai collaboré à ce projet, dont la première partie mettant en avant l'enfance d'Armandine a fait l'objet d'une exposition l'année dernière. 2017 marque donc la fin de cette évocation, mais aussi la prolongation d'une belle rencontre qui se poursuit avec un public toujours conquis et ému en parcourant "le cabote" - jardin en patois maraîchin -, ou le poulailler pour faire petit petit aux "agrous" - les animaux de basse-cour en patois - tout comme en poussant la porte de la bourrine - sans oublier de se baisser, parce que l'encadrement est bas comme dans toutes les maisons du marais à cette époque. 


L'ameublement est resté "dans son jus". C'est beau et vraiment émouvant.



A la demande de l'Association des Amis de la Bourrine du Bois Juquaud, et en m'aidant de nombreux documents et photos d'époque, j'ai écrit les deux livrets qui ont servi de base à la mise en place de l'exposition, intérieure et extérieure.




Pour le premier opus, sorti en 2016, de très douces et colorées illustrations, réalisées par Juliette Chaux-Mazé, sont venues se joindre au récit.

Dans le deuxième, de nombreuses photos noir et blanc ont été utilisées. Dans les deux cas, ces ouvrages sont pleins de charme et ne laissent pas insensibles, car chacun, quel que soit sa région d'origine, peut s'approprier l'histoire et l'évolution de cette femme qui connut la vie de domestique dans des cafés de village ou des maisons plus bourgeoises.


Ce sont donc les images d'un pan de notre Histoire qui défilent devant nos yeux. La rudesse de la vie à la campagne, les conditions difficiles dans le marais, la vie "plus facile" dans les familles bourgeoises, etc... avec des moments drôles et d'autres plus tristes, la vie finalement avec ses hauts et ses bas et des "petites gens" qui y font face avec fierté et opiniâtreté en restant toujours attachés à leurs valeurs.

INFOS PRATIQUES

Nuit des musées à la Bourrine du Bois Juquaud samedi 20  mai à partir de 19 heures.
Je serai ravie de vous rencontrer, discuter et vous dédicacer les deux livres
Bourrine du Bois Juquaud
Chemin du Bois Juquaud
85270 Saint-Hilaire-de-Riez

vendredi 7 avril 2017

Printemps du livre de Montaigu

Le Printemps du livre de Montaigu ouvre ses portes ce vendredi 7 avril pour une nouvelle édition encore très riche.


Pas moins de 270 auteurs sont attendus sous la présidence d'honneur de Françoise Bourdin, dans le grand chapiteau du Théâtre de Thalie.

Je serai durant ces trois jours sur le stand Georges Sand de la librairie de Rocheservière, avec à mes côtés, entre autre bonnes compagnies d'auteurs, Yasmina Khadra, Marcus Malte, Jacques Saussey, Sophie Adriansen...

Encore de belles rencontres et dédicaces en perspective.

INFOS PRATIQUES et liste des auteurs sur le site officiel du Printemps du Livre de Montaigu (ICI)

jeudi 30 mars 2017

Salon du livre de Saint-Gervais - Vendée - 2017

L'année dernière, à cette même époque, Claude Mercier - Président du Salon du livre de Saint-Gervais, me remettait le prix du Héron Cendré pour le deuxième tome de ma trilogie, Les Violons de la Rivière-Rouge.


Quelques jours plus tard, Claude nous quittait malheureusement pour rejoindre les étoiles où je suis sûre que le merveilleux conteur qu'il était doit régaler les anges avec ses innombrables et merveilleuses histoires de la rabinaïe.

Auteur, conteur, homme de théâtre, de radio - Alouette FM entre autres pour la plus connue, de télé - TV Vendée, Claude Mercier conjuguait tous les talents avec brio.

J'avais ressenti beaucoup d'émotion en l'écoutant lire un passage des Violons de la Rivière-Rouge lors de cette remise du prix à Saint-Gervais.


Alors ce week-end, à l'occasion de cette XXIIIème édition, sa présence si chaleureuse planera certainement au dessus de tous les auteurs présents et puisqu'il a été décidé cette année, par les organisateurs, que chacun de nous lise un court extrait de son dernier roman, je lirai à mon tour le passage que Claude avait surligné et cité à haute voix.

Je vous l'offre....
... Elle se sentait pousser des ailes en retrouvant à chaque pas des odeurs, des sensations, des bruits familiers. Elle respirait à pleins poumons le parfum de l'herbe encore humide à cause de la rosée matinale ; elle observait les haies pleines de jeunes pousses d'épine que l'on pourrait dans quelques semaines cueillir pour en faire le vin ; elle s'arrêtait devant un étier et tendait l'oreille pour faire écouter à Rose le coassement d'une grenouille, les soubresauts d'une anguille prise dans la nasse d'un pêcheur.
— Regarde là, Rose. Vois-tu la petite bécassine, au milieu des ajoncs ? Tu as vu comme elle a un long bec ? Un peu comme toi, quand tu me dis des menteries.
Elle lui pinça le bout du nez entre ses doigts et en riant :
— Hop là ! Plus de nez, Rose !
— C'est encore loin maman ? J'ai mal aux pieds !
— Non, nous sommes bientôt arrivées. Tiens, on va faire une petite pause, tu veux bien ?
Louise avait remarqué un petit chemin creux dont elle se souvenait fort bien pour l'avoir maintes fois traversé avec ses frères, autrefois. Un de ces chemins creux tellement rares dans ces terres du marais, aussi plates que les grandes prairies du Manitoba, mais beaucoup moins vastes. Un petit chemin enserré de chênes et de peupliers dont les hautes branches se ployaient harmonieusement jusqu'à former une épaisse protection de frondaisons. Quand le vent, joueur, faisait voler les feuilles, le soleil arrivait seulement à percer et tachetait le chemin de petites flaques de lumières. Boueux et difficile d'accès en hiver, peu large, il fallait faire attention où on mettait les pieds à la belle saison, car des racines épaisses traversaient et bosselaient les terres endurcies...



INFOS PRATIQUES

Salon du Livre de Saint-Gervais
Samedi 1er et 2 Dimanche 2 avril 2017
Salle des primevères (route de Saint-Urbain)
85230 SAINT-GERVAIS

lundi 20 mars 2017

La francophonie au Manitoba

Puisque nous fêtons aujourd'hui la francophonie, je ne peux m'empêcher de venir parsemer mon grain de sel et entamer une petite jasette avec ceux qui la défendent becs et ongles dans les grandes plaines du Manitoba.

Le Manitoba, cette province plutôt méconnue des français de l'hexagone qui n'ont, la plupart du temps, une vision  du parler français au Canada qu'à travers le prisme de ceux que nous appelons affectueusement nos cousins du Québec.

Sauf que des cousins, nous en avons aussi - entre autres - dans la Saskatchewan, en Alberta, Ontario et même en Colombie Britannique.

TOME 2 : LES VIOLONS DE LA RIVIERE-ROUGE
Et bien entendu au Manitoba, cette province que j'ai découverte en écrivant la trilogie des Violons.
TOME 3 : ET QUE VIBRENT LES VIOLONS
A Saint-Boniface, Saint-Malo, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Claude... la liste n'est pas exhaustive, on bichonne la francophonie, on l'entretient comme une fleur fragile et fragilisée par une présence accrue des anglophones, on l'a dans les tripes, dans ses racines profondes.

Qui dans ces villages ou contrées des prairies n'a pas un grand-père, une arrière-grand-mère, un arrière-cousin en provenance du Poitou, de Bretagne, de Savoie.... etc... ?

Comment ne pas avoir une pensée attendrie et admirative pour ces français qui, à une époque, ont eu le courage de tout quitter dans leurs villages respectifs pour venir chercher quelques arpents de terres cultivables dans le "grand-monde" ?

Comment ne pas respecter et rendre hommage à ces mêmes personnes qui se sont battues pour défendre et préserver l'usage et l'apprentissage de leur langue, à des époques où l'Anglais était imposé par les gouvernements fédéraux, ainsi que je le raconte dans mes tomes 2 et 3 ?

Comment ne pas citer des auteurs manitobains : Gabrielle Roy, la plus célèbre d'entre toutes dont j'ai pu admirer l'écriture remarquable en lisant La détresse et l'Enchantement ; ou aussi l'historienne plus contemporaine, Jacqueline Blay, avec laquelle j'ai collaboré pour les corrections des Violons de la Rivière-Rouge et du dernier tome Et que vibrent les violons ?

Sans oublier le cercle Molière, troupe manitobaine et aussi la plus ancienne compagnie théâtrale au Canada qui, depuis 1925, s'est donnée pour mission de promouvoir l'art dramatique d'expression française, grâce à des tournées dans les villages de la Province.

Au Manitoba, le parler français s'est enrichi de mots puisés parmi les origines de chacun des immigrés. Le vocabulaire, les accents sont différents que l'on soit à Saint-Claude ou à Saint-Boniface. Ce fut là toute la difficulté pour retranscrire dans mon roman ces différenciations, d'autant que j'avais situé l'histoire de 1925 à 1935.

Au fil des années, ce parler s'est transformé parce que la langue française est vivante, quoi qu'il arrive. C'est un levain qui fermente, se reproduit en se transmettant aux nouvelles générations afin que notre belle langue, dite de Molière, perdure et s'épanouisse.

Alors ne laissons pas disparaître ce qui constitue notre identité, notre richesse, notre culture.

A LIRE :

Article du journal Le Devoir, l'épanouissement de la francophonie au Manitoba
Article du Centre Historique du Patrimoine de Saint-Boniface sur les origines des colonisations/migrations francophones au Manitoba.

A ECOUTER

Chanson La Francophonie coule dans nos veines - Ecole Précieux-Sang de Saint-Boniface



samedi 18 février 2017

Mes sources de lectures pour l'écriture de mon nouveau roman

Ecrire un roman, lorsque l'on veut entrer pleinement dans l'histoire et l'Histoire, accompagner les personnages au plus près de leur réalité, éveiller sa propre imagination et au final provoquer le lecteur afin de le séduire et susciter chez lui le plaisir de la découverte, nécessite la lecture de nombreuses sources.

Je l'ai fait avec infiniment de bonheur au cours de la trilogie des violons. J'ai ainsi découvert les grandes plaines du Manitoba et le passé si riche de cette belle province qui défend avec tellement d'ardeur la francophonie.

Quelques mois après la publication du dernier tome, je suis en pleine immersion dans de nouvelles lectures aussi foisonnantes que passionnantes et dépaysantes.


Imaginez !

Je foule les landes de la verte Irlande, contemple l'océan au bord de falaises vertigineuses, m'embarque à bord de fragiles esquifs vers des îles aussi minuscules que mystérieuses. Par dessus tout j'appréhende une culture, une identité celtes aussi tourmentées que les paysages sont synonymes d'apaisement.

Le récit autobiographique de Peig an Here (1873 - 1958), mémoires d'une vieille femme au crépuscule de sa vie,  est une merveille de simplicité et d'humilité. Cette conteuse des Iles Blasket me fait souvent penser à nos maraîchins de Vendée, des gens de terre et de mer, soudés au sein d'une communauté riche de ses traditions et de son histoire. C'est tout simplement beau et émouvant.

Puis il y a L'homme des îles de Tomás O'Crohan (1856 - 1937), récits également autobiographiques d'une grande simplicité dans la plus noble de son acceptation.

Et enfin les Chroniques irlandaises de Hervé Jaouen - chroniques plus contemporaines - dont je n'ai pas encore démarré la lecture mais qui vont m'aider elles aussi, je n'en doute pas, à appréhender l'île d'Emeraude.

Je griffonne beaucoup, prend des notes qui me renvoient toujours plus loin, vers de nouvelles recherches, et fort heureusement le net m'est dans ce cas d'un grand secours.

Et d'ailleurs, il faut que j'y retourne au lieu de rester là à papoter avec vous.

Slán agat ! et à bientôt....

vendredi 17 février 2017

Planning salons 2017

Programme de mes rencontres-dédicaces en salons du livre et autres manifestations
Salons du livre généralistes
&
Salons du livre de cuisine
(planning non définitif - d'autres dates sont en attente de validation)


Samedi 18 et Dimanche 19 mars
Ainsi vivent les hommes
Festival littéraire et artistique de Thenac (17)
Lien vers le site ICI


Samedi 1er avril et Dimanche 2 avril
Salon du livre de Saint-Gervais (85)
Infos et affiche à venir


Vendredi 7 - Samedi 8 et Dimanche 9 avril
Printemps du livre de Montaigu (85)
Lien vers le site ICI


Samedi 24 et Dimanche 25 avril
Marins d'hier et d'aujourd'hui
Salon du livre de mer - Noirmoutier-en-l'Ile (85)
Lien vers le site ICI


Samedi 22 et Dimanche 23 juillet
Salon du livre vendéen
Le Refuge de Grasla en forêt des Brouzils (85)
Infos et affiche à venir


Samedi 9 et Dimanche 10 septembre
La pomme de terre en fête
Ploec-sur-Lié (22)
(Je serai présente avec mes livres de cuisine, "Marie-Cocotte a la patate" et Marie-cocotte de Bâbord à Tribord)
Lien vers le site ICI


Samedi 7 et Dimanche 8 octobre
Le livre dans l'assiette
Salon du livre de cuisine et vins de Treize-Septiers (85)
Infos et affiche à venir


mardi 31 janvier 2017

Je mijote pour vous un nouveau roman

J'ai découvert l'angoisse de l'auteur qui cherche de nouvelles idées de roman.

Le dernier tome des violons n'était pas encore publié que déjà je commençais à y penser, tout à l'inquiétude de ne pas y parvenir et de laisser filer les mois. Ça c'est mon côté impatiente, pressée, passionnée.


Très souvent, les idées me viennent lorsque je conduis, sur des longues distances où mon esprit peut s'évader et fomenter des rêves.


Je n'ai pas échappé à cette règle, et c'est lors d'un voyage à Brive que m'est venue l'inspiration. A l'aller, j'avais eu tout le temps d'échafauder une trame, sur le chemin du retour celle-ci était clairement établie dans ma tête sans avoir eu besoin d'en coucher les détails sur papier. Et déjà j'étais tout à l'enthousiasme de ce projet qu'il me tardait de mettre en route.


Trois mois sont passés. L'ouvrage est sur le feu !

Le récit mijote, les mots bloblotent. Les personnages voguent sur des vagues parfois houleuses, fricotent amoureusement en certaines occasions, dangereusement en d'autres. Des parfums d'aventure se dégagent... iodés, épicés ; d'autres plus insaisissables se laissent désirer.
Je voyage, écume les mers, découvre des terres inconnues pour moi. Et je m'évade, entame des recherches, en rêve la nuit, m'emballe déjà en imaginant votre réaction quand vous découvrirez ce nouveau roman. Ben oui, je vous l'ai dit plus haut, je suis pressée ! Mais pas question pour autant de bâcler.

Juste un petit indice pour vous faire patienter : ce nouveau roman évoquera les marins-pêcheurs et vous fera bourlinguer sur tout un siècle. Ça vous convient ?




Je ne vais quand même pas tout vous dire, petits curieux que vous êtes ! Je ne m'allonge pas comme ça sur le divan dès le premier soir, non mais ho !

Allez, je retourne au travail, ma souris d'ordinateur me démange !