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lundi 20 mars 2017

La francophonie au Manitoba

Puisque nous fêtons aujourd'hui la francophonie, je ne peux m'empêcher de venir parsemer mon grain de sel et entamer une petite jasette avec ceux qui la défendent becs et ongles dans les grandes plaines du Manitoba.

Le Manitoba, cette province plutôt méconnue des français de l'hexagone qui n'ont, la plupart du temps, une vision  du parler français au Canada qu'à travers le prisme de ceux que nous appelons affectueusement nos cousins du Québec.

Sauf que des cousins, nous en avons aussi - entre autres - dans la Saskatchewan, en Alberta, Ontario et même en Colombie Britannique.

TOME 2 : LES VIOLONS DE LA RIVIERE-ROUGE
Et bien entendu au Manitoba, cette province que j'ai découverte en écrivant la trilogie des Violons.
TOME 3 : ET QUE VIBRENT LES VIOLONS
A Saint-Boniface, Saint-Malo, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Claude... la liste n'est pas exhaustive, on bichonne la francophonie, on l'entretient comme une fleur fragile et fragilisée par une présence accrue des anglophones, on l'a dans les tripes, dans ses racines profondes.

Qui dans ces villages ou contrées des prairies n'a pas un grand-père, une arrière-grand-mère, un arrière-cousin en provenance du Poitou, de Bretagne, de Savoie.... etc... ?

Comment ne pas avoir une pensée attendrie et admirative pour ces français qui, à une époque, ont eu le courage de tout quitter dans leurs villages respectifs pour venir chercher quelques arpents de terres cultivables dans le "grand-monde" ?

Comment ne pas respecter et rendre hommage à ces mêmes personnes qui se sont battues pour défendre et préserver l'usage et l'apprentissage de leur langue, à des époques où l'Anglais était imposé par les gouvernements fédéraux, ainsi que je le raconte dans mes tomes 2 et 3 ?

Comment ne pas citer des auteurs manitobains : Gabrielle Roy, la plus célèbre d'entre toutes dont j'ai pu admirer l'écriture remarquable en lisant La détresse et l'Enchantement ; ou aussi l'historienne plus contemporaine, Jacqueline Blay, avec laquelle j'ai collaboré pour les corrections des Violons de la Rivière-Rouge et du dernier tome Et que vibrent les violons ?

Sans oublier le cercle Molière, troupe manitobaine et aussi la plus ancienne compagnie théâtrale au Canada qui, depuis 1925, s'est donnée pour mission de promouvoir l'art dramatique d'expression française, grâce à des tournées dans les villages de la Province.

Au Manitoba, le parler français s'est enrichi de mots puisés parmi les origines de chacun des immigrés. Le vocabulaire, les accents sont différents que l'on soit à Saint-Claude ou à Saint-Boniface. Ce fut là toute la difficulté pour retranscrire dans mon roman ces différenciations, d'autant que j'avais situé l'histoire de 1925 à 1935.

Au fil des années, ce parler s'est transformé parce que la langue française est vivante, quoi qu'il arrive. C'est un levain qui fermente, se reproduit en se transmettant aux nouvelles générations afin que notre belle langue, dite de Molière, perdure et s'épanouisse.

Alors ne laissons pas disparaître ce qui constitue notre identité, notre richesse, notre culture.

A LIRE :

Article du journal Le Devoir, l'épanouissement de la francophonie au Manitoba
Article du Centre Historique du Patrimoine de Saint-Boniface sur les origines des colonisations/migrations francophones au Manitoba.

A ECOUTER

Chanson La Francophonie coule dans nos veines - Ecole Précieux-Sang de Saint-Boniface



mardi 25 octobre 2016

La trilogie romanesque des Violons du marais


 

 GENESE de l'écriture...

 




A l'origine, ce devait être une nouvelle.... puis un roman d'un seul tome.... et enfin deux tomes... pour se terminer en une trilogie dans laquelle je raconte la destinée d'une jeune vendéenne du marais jusqu'en Charente (Saint-Simon, près de Cognac) et ensuite au Canada, dans les grandes plaines du Manitoba.


 
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas ? Faut dire que je me suis laissé moi-même porter par l'histoire qui évoluait au fur et à mesure que je l'écrivais.
 

Je ne fais pas de plan, ni de trame. J'écris comme ça vient. Et si l'histoire a eu du mal à couler au tout début, car je n'imaginais pas entraîner mon héroïne dans un roman complet, petit à petit l'inspiration a tracé son chemin. Pour le deuxième tome, lorsque j'ai commencé, j'avais en tête le début et la fin ! Pour le reste, j'ai laissé faire l'imagination, et de même lors de l'écriture du dernier tome.
 

L'écriture de cette trilogie a été une aventure passionnante dans laquelle je me suis jetée avec un grand enthousiasme. Il m'a fallu faire un énorme travail de documentation sur le Manitoba, province canadienne où Louise, l'héroïne, part à la fin du premier livre. Rendez-vous compte ! Je n'y étais jamais allée, et il fallait que j'y fasse grandir mes personnages.
 


 
Un pari insensé pour moi qui ne connaissais du Canada que le Québec. Une journaliste manitobaine - ou plutôt une jeune française en stage au journal la Liberté (journal francophone) de Winnipeg - Sabine Trégouët, a eu vent de mon projet et m'a accordé une interview dans laquelle j'ai sollicité les aînés pour obtenir diverses anecdotes.
 

Un autre journaliste local du même journal La Liberté, Daniel Bahuaud, m'a lui aussi contactée et consacré un article qui ensuite est passé dans plusieurs journaux de Winnipeg (Voir le lien ICI).
 


 
J'ai lu plusieurs thèses, dont celle de Jacqueline Colleu, historienne et professeur d'histoire à l'Université de Nantes (La migration des vendéens vers le Canada, 1889 - 1914).
 
Je me suis procurée de nombreux ouvrages avec des photos de villages au début du XXème siècle qui m'ont permis d'appréhender la vie des collectivités locales, l'histoire, la religion, la francophonie, tant de thèmes que j'aborde dans cet ouvrage. Et puis je suis parvenue à entrer en contact avec des manitobains qui m'ont énormément aidée dans ce travail d'écriture. Je ne les remercierai jamais assez.
 


Jacqueline Blay, historienne et auteure elle-même d'ouvrages sur l'histoire du Manitoba depuis sa création jusqu'à nos jours. Elle m'a entièrement relue et... énormément corrigée ! Mais heureusement qu'elle était là, car j'aurais fait de grossières erreurs, pas visibles forcément par le lecteur français, mais bien entendu par les lecteurs canadiens.
 

Monseigneur Roger Bazin, prêtre maintenant à la retraite, ainsi que sa sœur Lucienne, ayant tous deux des origines vendéennes furent très heureux de m'apporter leur aide par une relecture là-aussi pointue et des conseils sur les anecdotes et vocabulaires adoptés par les habitants du village de Saint-Claude (où se situe l'histoire).
 

Car le parler du Manitoba français, en ce début du XXème siècle, n'était pas celui du Québec. Et Saint-Claude était un village créé par une communauté religieuse originaire du village éponyme dans le Jura, ayant entraîné derrière elle de nombreuses familles. Par la suite, d'autres familles françaises ont immigré : de Bretagne, du Poitou, ainsi que des francophones du Québec. Le parler, de ce fait, était métissé.


 
Cette partie-là de l'écriture fut la plus compliquée car Jacqueline Blay avait souligné l'importance de "colorer" mes textes avec du vocabulaire local. J'ai donc emprunté certains mots et expressions à un dictionnaire du parler populaire canadien-français.

 

L'aventure se termine donc avec le troisième tome, comme je disais plus haut, mais c'est maintenant le début d'une autre qui va m'entraîner vers une autre histoire....
 

Mais pour cela il faudra encore attendre quelques mois.
 

INFOS PRATIQUES

  1. Les Violons du Marais
  2. Les Violons de la Rivière-Rouge
  3. Et que vibrent les Violons

 
      Aux Editions Mines de Rien à Ussac.